Nous vivons les choses parce que notre cerveau en a la mémoire ”

D'où vient notre mal être ?

Illustration

Nos conflits

Un conflit naît lorsque la raison et l’émotion ne sont pas d’accord. Il provoque alors ce que l’on appelle un Bio-Choc. La biologie se met en marche et applique les programmes de survie qu’elle connaît par rapport à un événement choc.

Exemple : une personne vient de se faire voler son vélo. La raison serait de dire : ce n’est pas grave, je vais faire marcher l’assurance, et des vélos il y en a plein les magasins. Mais l’émotion peut nous dire toute autre chose : c’est dégueulasse ce qu’ils m’ont fait (conflit d’injustice) ou tu vas voir si je les attrape ce qu’ils vont prendre (conflit de colère) etc.

L’émotion dans ce cas-là, est exprimée mais ce n’est pas toujours le cas. En effet, il arrive que l’on soit tellement surpris parfois, que les mots n’arrivent pas à sortir, ou que l’on n’ose pas en parler. C’est tellement fort ce qui nous arrive, que l’émotion est là, mais reste bloquée et s’imprime dans une partie du corps en fonction du ressenti que l’on a de cet évènement. Si le ressenti, à ce moment précis est : je ne pourrai jamais digérer ce qu’on m’a fait, la biologie va, comme si un morceau de nourriture était resté coincé dans l’estomac, comme si c’était réel, fabriquer de l’acidité pour dissoudre ce morceau et tant que ce conflit ne sera pas réglé, exprimé, l’acidité poursuivra son travail comme si c’était toujours d’actualité, alors que consciemment, on n’y pense plus.

Toute émotion non exprimée, s’imprime dans notre corps et tant que l’émotion est imprimée le conflit est toujours là, même des années après (conflit programmant) il suffit d’un choc émotionnel identique, avec une forte intensité pour réactiver ce conflit (conflit déclenchant).
Le fait de ne pas pouvoir exprimer ce qu’on ressent peut être assimilé à une forme de déni, ce dernier étant une solution pour éviter d’accéder à ce qui nous fait souffrir, à une situation dramatique (viol, accident, perte d’un être cher…).

Schéma du BIO-CHOC

  1. Événement / Choc émotionnel hyper stressant / Soudain (on ne s’y attend pas) / Vécu dans l’isolement (on ne peut en parler à personne) / Et sans solution (on n’arrête pas d’y penser, ça tourne en boucle dans notre tête).
  2. Le choc est perçu par nos 5 sens en même temps.
  3. La mémoire inconsciente d’un précédent évènement en relation avec l’évènement actuel se réactive.
  4. Notre système de croyances, propre à chacun d’entre nous, agit sur toute la structure psychique de perception.
  5. Ce mélange associatif entre choc émotionnel et croyances provoque ce qu’on appelle un « Ressenti »  (colère, injustice, dégoût, peur de manquer, dévalorisation, etc…)
  6. Ce ressenti transforme en codage bio-logique, à l’intérieur du cerveau, les relais qui correspondent à notre réalité biologique. Ex : un homme se fait licencier de son travail. S’il le vit en terme de manque, d’argent, de nourriture pour sa famille, de relations, ou toute autre forme de manque, les relais correspondant à notre réalité biologique seront situés dans le tronc cérébral (voir tableau) qui concerne le premier stade de l’évolution de l’être humain, puisqu’il s’agit d’un conflit archaïque de survie (manger).
  7. Ces relais vont transmettre l’information à l’organe qui gère « ce » programme d’adaptation de survie, en l’occurrence pour ce qui est du manque, c’est le foie.
  8. Celui-ci reçoit l’information qu’il doit faire des réserves, qu’il doit stocker davantage, n’a d’autre solution que de fabriquer un autre lieu de stockage que l’on nommera « tumeur ».Si l’on ne donne pas l’info à l’organe que « la guerre est finie » et donc que la personne ne change pas son ressenti, les cellules vont continuer à proliférer et la tumeur grossir. Si la personne change son ressenti, elle fait passer l’info qu’il n’y a plus de danger de mourir de faim, les relais cérébraux transmettent l’info au foie qui lui-même agit sur la tumeur et va donner l’ordre aux cellules de s’en débarrasser.

Chaque fois qu’on est dans l’excès, + ou - on est dans notre conflit.

Exemple : je ne suis qu’une merde ou je suis un dieu : on est sur le même conflit, la dévalorisation.

Nous vivons les choses parce que notre cerveau en a la mémoire. Et celui-ci ne peut traiter l’information reçue qu’avec les programmes qu’on lui a transmis. N’oublions pas que ce sont tous des programmes de survie, que ce soit bien ou pas.
Si nous guérissons ces mémoires, alors nous ne les vivrons plus au quotidien.

Nous pouvons vivre les conflits par transposition également

Exemple : une mère voit sa fille malheureuse. Elle s'est fait virer de son boulot après des années passées à travailler sans compter. Elle se dit que c'est dégueulasse ce qu'ils lui ont fait.

Sa biologie se met en action pour évacuer cette crasse ignoble, comme si c'était elle qui le vivait. Il s'agit d'un transposé irrationnel bien sûr, mais cette femme était codifiée sur ce rail depuis toujours et cela a réactivé son propre conflit. Elle va faire un cancer au niveau du rectum, ceci afin d'évacuer cette saleté.